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Videokonferenz des LK Französisch mit Géraldine Schwarz

Le 6 mai, nous avons participé ensemble avec des élèves du lycée Edouard Herriot  de Voiron (Isère) à une conférence vidéo avec l’écrivaine franco-allemande Géraldine Schwarz.

Son LIVRE << Les Amnésiques>> montre comment le troisième Reich et l’occupation de la France par l’Allemagne (1940-1944) marquent jusqu’à aujourd’hui les sociétés des deux pays. D’abord été publié en France, il a eu beaucoup de succès dans toute l’Europe et été traduit dans le monde entier. L'auteure souligne que le régime nazi (de même que celui de Vichy) dépendait des « Mitläufer » qui étaient selon elle majoritaires. C’est selon Schwarz un phénomène humain universel qu’elle retrouve dans ses propres familles allemande et française: sans être convaincues de l'idéologie nazie, elles l’acceptaient néanmoins et en tiraient profit. Du côté allemand, le grand-père ne pensait qu’à son propre intérêt en rachetant une entreprise d’une famille juive à bas prix dans le cadre des « aryanisations » ; après-guerre, il s’est posé lui-même en victime suite aux demandes de réparations de l’ancien propriétaire. Du côté français, le grand-père a toujours déclaré n’avoir fait que son travail en tant que policier en « zone libre », et ses proches n’ont en jamais voulu savoir plus.

Géraldine Schwarz présente dans son ouvrage les conflits intergénérationnels entre ceux qui voulaient et veulent « tourner la page » et ceux qui assument la responsabilité d’un travail de mémoire. Selon elle, celui-ci reste essentiel pour la construction de toute vraie démocratie. Pour illustrer la dynamique historique ayant marqué les populations des deux pays, Schwarz en explique les étapes les plus importantes – de l’arrivée au pouvoir d’Hitler jusqu’à la réunification. Elle insiste sur le fait que contrairement à la population allemande en 1945, les Allemands de l’est ont avec la révolution tranquille eux-mêmes changé le système politique (et de société) dans lequel ils vivaient.

Les quatre semaines précédant la conférence vidéo, nous avons travaillé EN COURS sur le livre et nous sommes penchés sur ses sujets et questionnements clés. Comme il s’agit d’un livre exigeant, chacune de nous huit a lu un chapitre avant de le présenter aux autres - bien-sûr en français ! L’ambition était de simplifier un discours complexe (quinze minutes de présentation pour une cinquantaine de pages) pour permettre à l’ensemble du cours d’entrer dans un débat.

Parallèlement, notre ‘cours homologue’ de Voiron a lu ‘Die Gedächtnislosen’ – la traduction allemande du livre. En-dehors du cours, nous avons eu plusieurs vidéo-conférences franco-allemandes en tandem sur ‘nos’ chapitres, afin d’échanger sur nos regards et opinions face aux réalités présentées par l’auteure. Une très belle expérience !

En point d’orgue, nous avons discuté pendant deux heures avec Géraldine Schwarz en CONFÉRENCE VIDÉO : Nous étions réunies en salle de classe, les élèves de Voiron aussi chez eux, Mme Schwarz était chez elle, mais on se voyait tous sur écran et communiquait par micro. Malgré des problèmes techniques et les masques obligatoires - sauf pour Mme Schwarz qui était toute seule - l’échange était intense et vivant : chaque groupe posait à tour de rôle des questions dans la langue de l’autre – nous en français, les Voironnais*e*s en allemand – et Mme Schwarz répondait en conséquence. C’était pour nous moins fatiguant que si on avait parlé tout le temps en français (et vice versa pour l’autre groupe) , et on était encore plus motivé à écouter les réponses aux questions de l’autre groupe.

Mme Schwarz a répondu à nos questions sur son activité d’auteure, sur le travail de recherche pour le livre et sur sa rédaction ainsi que sur les réactions de ses proches allemands et français. C’était très intéressant de comparer les différents ‘regards’ sur le livre  - et quand Mme Schwarz nous a posé des questions sur nos familles et leurs histoires dans l’Histoire (pour nous Allemandes les années avant et après la chute du mur), l’échange est vraiment devenu personnel – malgré la distance !

C’était une grande chance de pouvoir communiquer directement avec l’auteure d’un livre lu en cours et dont le sujet nous concerne directement. Grâce au ‘troisième œil’ de bi-culturelle et à l’échange avec nos homologues voironnais, nous avons pu remettre en question certaines idées reçues sur le passé et mieux réaliser les enjeux de l’Histoire. Les histoire familiales ont toujours aussi une dimension historique, que la vue d’ensemble de l’auteure nous a permis de mieux comprendre. Nous sommes  davantage conscientes de notre responsabilité d’Européennes : notre rapport à l’Histoire a évolué.

Nous remercions la Deutsch-französische Gesellschaft Berlin d’avoir soutenu financièrement cet événement.

 

Les élèves du Leistungskurs Französisch

 

Am 6.Mai haben wir zusammen mit Schülern des Lycée Edouard Herriot aus Voiron (Isère) an einer Videokonferenz mit der deutsch-französischen Schriftstellerin Géraldine Schwarz teilgenommen.

Ihr BUCH « Die Amnésiques »(in der deutschen Übersetzung : ‘Die Gedächtnislosen’) zeigt, wie sehr das dritte Reich und die Besetzung Frankreichs durch Deutschland (1940-1944) bis heute die Gesellschaften beider Länder prägt. Zuerst in Frankreich erschienen, war es in ganz Europa erfolgreich und wurde weltweit übersetzt. Die Autorin betont die Abhängigkeit des Nazi-Regimes (wie auch Vichys) der ‚Mitläufer‘ die ihrer Meinung nach in der Mehrheit waren. Das Mitläufertum ist für Schwarz ein universelles menschliches Phänomen, das sie auch in ihren eigenen deutschen und französischen Familien wiederfindet: ohne von der Nazi-Ideologie überzeugt zu sein, akzeptierten sie diese und zogen aus ihr Profit. Der deutsche Großvater dachte nur an seinen eigenen Nutzen, als er im Zuge der Arier-Gesetze von einer jüdischen Familie deren Unternehmen deutlich unter Wert kaufte; nach dem Krieg hat er sich im Zuge der Reparationsforderungen durch die früheren Eigentümer selbst als Opfer gesehen. Der französische Großvater hingegen hat immer erklärt, als Polizist in der ‘Zone libre‘ (Vichy) nur seine Arbeit getan zu haben, und seine Angehörigen haben sich immer mit dieser Aussage begnügt.

Géraldine Schwarz präsentiert in ihrem Werk die intergenerationellen Konflikte zwischen denjenigen die einen Schlussstrich ziehen wollten und wollen und denjenigen, die sich der Verantwortung einer Erinnerungsarbeit stellen. Für die Autorin bleibt diese entscheidend für die Bildung jeglicher echter Demokratie. Um die historische Dynamik zu verdeutlichen, die die Bevölkerungen beider Länder geprägt hat, erklärt Schwarz ihre wichtigsten Etappen – von der Machergreifung Hitler über die Fünfte Republik bis zur Wiedervereinigung. Sie betont, dass mit der friedlichen Revolution die Ostdeutschen selbst das politische (und gesellschaftliche) System, in dem sie lebten, verändert haben – ganz im Gegensatz zu den Deutschen nach 1945.

Während der vier Wochen vor der Videokonferenz haben wir uns IM UNTERRICHT mit den Schlüsselthemen und -fragen des Buches auseinandergesetzt. Da es ein in Form und Umfang anspruchsvolles Buch ist, hat jede von uns acht ein Kapitel ausführlich gelesen, um es im Kurs vorzustellen – natürlich auf Französisch! Ziel war es, einen komplexen Diskurs über 50 Seiten in 15 Minuten so vereinfacht  zu präsentieren, dass sich alle Kursteilnehmerinnen in die folgende Diskussion einbringen konnten.

Parallel zu unserem Unterricht hat unser Partner-Kurs in Voiron die deutsche Übersetzung des Buches gelesen. Außerhalb der Unterrichtszeit haben wir mehrere deutsch-französische Tandem-Videokonferenzen zu ‘unseren‘ Kapiteln gehalten, um uns über unsere unterschiedlichen Ansichten und Meinungen zu den von der Autorin vorgetragenen Sachverhalten auszutauschen. Eine sehr schöne Erfahrung!

Als abschließenden Höhepunkt haben wir zwei Stunden lang mit Géraldine Schwarz in der VIDEOKONFERENZ diskutiert : Wir waren in einem Klassenraum in der Grünen Trift versammelt, ebenso die Schüler*innen aus Voiron an ihrem Lycée, und Fr. Schwarz war aus ihrer Wohnung zugeschaltet. Wir konnten uns alle in Echtzeit Dank Webcams sehen und über Mikrophon kommunizieren. Trotz technischer Probleme und den vorgeschriebenen Masken (nur nicht für Fr. Schwarz, die ganz allein war) war der Austausch intensiv und lebendig: jede Gruppe stellte abwechselnd Fragen in ihrer Zielsprache – wir also auf französisch und die Voironer  auf deutsch – und Fr. Schwarz antwortete entsprechend.. Es war für uns weniger anstrengend, als wenn wir die ganze Zeit auf französisch kommuniziert hätten (und umgekehrt für die Franzosen), und wir waren noch motivierter, den Antworten auf die Fragen der anderen Gruppe zuzuhören.

Fr. Schwarz ist auf unsere Fragen zu ihrer Tätigkeit als Publizistin eingegangen sowie zu ihrer Recherche-Arbeit für das Buch, zu seiner Niederschrift und zu den Reaktionen ihrer deutschen und französischen Verwandten. Es war sehr interessant die unterschiedlichen Blickwinkel auf das Buch miteinander zu vergleichen – und als Fr. Schwarz uns zu unseren Familien und ihren Geschichten in der ‚historischen Geschichte‘ befragt hat (für uns Deutsche die Jahre vor und nach dem Mauerfall), ist der Austausch wirklich persönlich geworden – trotz der Distanz!

Es war eine tolle Gelegenheit für uns, direkt mit der Autorin eines im Unterricht gelesenen Buches zu sprechen, dessen Thema uns direkt betrifft. Dank ihres bikulturellen ‘dritten Auges‘ und des Austauschs mit den Schüler*innen‘ aus Voiron haben wir vorgefasste Meinungen zur Vergangenheit hinterfragen und besser die Herausforderungen, die uns die Geschichte stellt, erfassen können. Familiengeschichten haben immer auch eine historische Dimension, die uns exemplarisch durch die Gesamtschau der Autorin näher gebracht wurde. Durch die Auseinandersetzung mit dem Buch sind wir uns unserer Verantwortung als Europäerinnen verstärkt bewusst geworden: unser Verhältnis zur Geschichte hat sich verändert.

Wir danken der Deutsch-französischen Gesellschaft Berlin, diese Veranstaltung finanziell unterstützt zu haben.

 

Die Schülerinnen des Leistungskurses Französisch